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Archive for the ‘Humeur’ Category

Charabia républicain

C’est le dernier exercice à la mode, pas un homme politique qui n’ait en effet publié une tribune dans un grand quotidien pour définir ce qu’était l’identité nationale. De droite ou de gauche, les politiques s’opposent mais les idées sont pourtant les mêmes. Dans le Figaro de vendredi dernier Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre et président d’honneur du Parti radical de gauche, nous donne ainsi le parfait exemple des galimatias produits ces dernières semaines. Dans une tribune intitulée Ces étrangers qui font la France, celui-ci s’inquiète de l’actuel débat « pouvant laisser penser que les étrangers, voire les Français issus de l’immigration, risqueraient de menacer l’identité française ». Il convient selon lui de « rappeler quelques dates, quelques faits, sur ceux qui sont venus d’ailleurs et ont contribué à écrire l’histoire de la France et à illustrer sa culture ».

Comme la majorité de nos politiques il ne connait malheureusement pas l’histoire de notre pays, ou plutôt il la confond avec celle de la république. L’identité nationale n’est donc pas née à Bouvines mais avec la révolution de 1789. Mais cette époque n’étant pas non plus totalement représentative de la France que l’on tente de nous vendre, terre d’immigration et d’ouverture, il démarre sa démonstration en 1870, par la naissance de la IIIème république. Léon Gambetta, fils d’immigré italien, en est alors le fondateur. Lui aussi fils d’Italien, Emile Zola sauve un peu plus tard l’honneur du pays en dénonçant le procès fait à Alfred Dreyfus. Notons au passage que les parents de ces deux brillants hommes leur ont donné un prénom tout à fait français, ce qui n’est bien souvent pas le cas des populations immigrées actuelles. Il poursuit sa liste avec d’autres intellectuels ou artistes ayant immigré en France : Apollinaire, Kessel, Gary, Beckett, Ionesco, Modigliani, Soutine, Chagall et Picasso. Il nous interpelle alors « Peut-on imaginer la France, son histoire et sa culture sans ces hommes venus s’y établir parce qu’elle était le pays des droits de l’homme (ce terme pouvait évidemment ne pas y être), parce qu’elle était, alors, porteuse des grandes valeurs républicaines, dont la fraternité, fondement principal de notre identité nationale ? ».

La ficelle est grosse et la méthode toujours la même, pourtant peu de monde s’en offusque. Elle dénote l’objectif final de ce débat : Construire une histoire de France à la sauce républicaine, légitimant les politiques immigrationnistes actuelles et le métissage, but ultime de notre société. Il convient donc d’effacer plus de 1000 ans de monarchisme et de catholicisme au profit d’une république vieille de 150 ans, déjà à bout de souffle pourtant, et dont les principes s’annihilent entre-eux. Il n’est donc question que d’un pays où les Français de souche n’existent pas, un pays d’immigration et d’invasion. Il convient alors de rappeler qu’entre les invasions du Vème siècle et la seconde moitié du XXème siècle, la population est restée la même. M. Schwartzenberg nous parle simplement d’artistes, et plutôt récents, mais il oublie de parler de ceux qui ont construit notre pays, façonné son territoire. Que fait-il de Clovis, Saint-Louis, Philippe Auguste, Du Guesclin, Bayard et François Ier ? Et le bon roi Henri, Turenne, Condé, Louis le Grand ou bien Vauban ? Que fait-il de Thibaut de Champagne Guillaume de Machaut, François Villon, Ronsard, du Bellay, la Fontaine, Fragonard, David, Degas, Monet ou bien Cézanne ? Peut-on également nier l’influence de l’Eglise romaine sur la France, ses monuments et sa politique durant des siècles ? De même, peut-on comparer l’immigration d’il y a un siècle ou d’il y a 50 ans, au volume restreint et venant d’autres pays européens, aux populations actuelles venant du Tiers monde par centaines de milliers ? L’auteur de cette tribune ne remarque-t-il pas que les personnes dont il prend l’exemple partagent tous la même culture occidentale ?

« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau » rappelle le général de Gaulle. Exacerbées par des politiques en quête de clientèle, les différences sont aujourd’hui célébrées comme un enrichissement. Mais peut-on voir comme un enrichissement culturel des femmes voilées de la tête aux pieds déambulant dans nos rues ? Peut-on décemment comparer des écrivains de la Mitteleuropa à des joueurs de djembe ou des chanteurs de rap crachant leur haine de la France ou leur amour du Maghreb ? A la différence des immigrés précédents, ces populations, dont les valeurs et la religion ne peuvent s’accorder aux nôtres, ne viennent pas en France avec la volonté de s’intégrer ni de travailler mais de bénéficier des largesses de l’Etat-mama, bientôt ruiné. Mais attention, il ne faut surtout pas les « stigmatiser », ce la renverrait en effet aux « heures les plus sombres de notre histoire ». La France est ainsi le seul pays au monde où des touristes venus découvrir les charmes de notre capitale tombent sur plusieurs milliers d’Algériens fêtant la victoire d’un match de foot dans le délire le plus complet. « Pour être fidèle à la tradition française, à la fois ouverte et intégratrice, il faudrait donc parler moins d’identité nationale et d’avantage de citoyenneté républicaine. Avec ses piliers qui ont pour noms humanisme, laïcité, école publique, égalité des chances, égalités des sexes ». Orwell n’aurait pas trouvé mieux…

Pour finir, « la gauche n’est en rien indifférente à la nation, à ce concept forgé par la révolution de 1789, mouvement universaliste, exempt de toute hostilité envers les autres peuples ». Mais envers le peuple français ? Les victimes de la terreur apprécieront… Mais le peuple a-t-il seulement déjà donné son avis ? 1789 fut un mouvement bourgeois, par les bourgeois et pour les bourgeois ayant pour seul objectif de renverser la royauté à son profit. Nos élites, formées dans le même moule républicain et suivant leurs propres intérêts, au contraire d’un roi dont le rôle était de soutenir le peuple et freiner la cupidité de la bourgeoisie, ne représentent en rien les Français. Le peuple n’a ainsi jamais profité de cette révolution. Il est pressé par un Etat jacobin s’immisçant dans les moindres recoins de sa vie privée, établissant une véritable police de la pensée. A l’heure de la mondialisation et de la grande victoire du capitalisme, où les nationalismes sont perçus comme des menaces, ce constat est plus vrai que jamais. Le débat actuel sur l’identité nationale n’est qu’un écran de fumée, une manœuvre politique destinée à capter l’attention de l’électorat conservateur déçu par deux années de sarkozysme, les Français l’ont bien compris. Mais il est surtout, comme je le disais plus haut, une tentative de modifier l’histoire de notre pays afin de légitimer les politiques immigrationnistes et métissolatres ainsi que le projet de société que l’on tente de nous imposer. Mais les Français de souche, encore largement majoritaire, semble s’exaspérer de la situation actuelle. Insécurité grandissante, chômage, scandales financiers, la corde se tend mais ne rompt pas encore. Prions…

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La Tour Eiffel adopte ce mardi les couleurs du drapeau turc pour marquer le début de la Saison de la Turquie en France. Du 6 au 11 octobre, le monument-phare de la capitale française sera illuminé en rouge et blanc pour marquer cette saison culturelle, qui se terminera en mars 2010.

Outrage

«Notre démocratie est uniquement le train dans lequel nous montons jusqu’à ce que nous ayons atteint notre objectif. Les mosquées sont nos casernes, les minarets sont nos baïonnettes. Les coupoles nos casques et les croyants nos soldats.» Recep Erdogan, 1er ministre turc

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« Pop philosophie »

Du 1er au 7 octobre, la Semaine de la pop philosophie réunit à Marseille des intellectuels de la scène philosophique française et des personnalités du monde de l’art contemporain. Cette semaine de rencontres, de débats et de conférences, présentera la culture pop – musique pop, football, films d’horreur, mode, séries télé – dans le champ de la pensée contemporaine. Lors de cette semaine, conçue par Jacques Serrano seront expérimentées de nouvelles formes d’échanges intellectuels, notamment unduo/performance avec un philosophe et un dj, un « Jeu de la théorie » ou s’affronteront 5 philosophes, une Soirée télé… Cette première saison de la Semaine de la pop philosophie sera l’occasion d’aborder et de questionner différentes approches de la culture pop et de la pop philosophie.

Un signe de plus que la philosophie est la nouvelle mode, le nouveau snobisme du moment. Elle a en effet remplacé depuis peu la psychologie ou l’ethnologie en couverture des magazines branchés et en sujet des soirées et dîners du microcosme bourgeois-bohême. On mange des omelettes bio avec Spinoza, réfléchit à faire ses courses équitables avec Kant et se rend à une « performance » avec Nietzsche. Et voila maintenant que, dans le délire républicain de démocratiser n’importe quel domaine intellectuel ou scientifique, le dénaturant totalement au passage, l’intelligentsia surfe sur cette vague et nous pond un évènement comme celui de Marseille, qui n’intéressera personne en dehors d’elle même. C’est en effet le propre du monde intellectuel français, et plus particulièrement artistique, de rendre les choses encore plus incompréhensibles et inabordables au nom de la démocratisation (médiocratisation est plus juste dans la plupart des cas). On souhaite donner au béotien le libre accès à la culture et les clés pour comprendre le monde qui l’entoure, mais on le noie dans un méli-mélo de termes et de concepts tous plus fumeux les uns que les autres. Prochainement, on va donc aider les citoyens français à s’affranchir du carcan oppresseur et rigide de la philosophie classique pour qu’ils puissent tous la pratiquer, n’importe où et n’importe quand, comme s’il s’agissait de faire ses besoins. C’est que l’on tient là un filon à exploiter. Transformant la philosophie en guide de développement personnel ou autre méthode de coaching en vogue, il y a tout un business à developper. Mais ce sera surtout un bon moyen de promouvoir des règles de vie et de morale bon marché et calibrées surfant sur la vague bien pensante. Voilà comment, en défigurant les choses que l’on souhaite lui rendre accessible, on en vient à abrutir d’avantage le peuple tout en créant une caste de parasites se prenant pour des philosophes ou des artistes et se donnant une importance qu’ils n’ont pas.

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Le mépris de l’Histoire

Jugnot

J’évoquais récemment sur ce blog le cas de La Dame de Monsoreau, adaptation très librement inspirée (ou plutôt presque pas) de l’œuvre d’Alexandre Dumas. Suite de tableaux en costume sans saveurs et au casting douteux, nous pouvions toutefois porter à son crédit un certain effort au niveau des costumes et des décors (bien qu’il pourrait y avoir à redire la dessus également). Malheureusement, cela ne pouvait suffire à masquer les égarements historiques et surtout le parti pris cathophobe du film. Dans les merveilleuses productions franco-françaises, il est en effet devenu de bon ton de brocarder l’héritage catholique de notre pays et de travestir notre Histoire en prêtant à certaines époques les traits de notre société multiculturelle actuelle. Et l’on arrive alors au péché capital des films historiques, à savoir la situation où l’on se sert de l’Histoire pour faire passer un discours politiquement correct en rapport avec notre époque: Lutte contre le racisme et l’homophobie, tolérance et ouverture d’esprit…

La plupart de ces films, néanmoins, essaient de rester un minimum crédible. D’autres en revanche, vulgaires farces allant rejoindre le tas d’immondices du cinéma hexagonal contemporain, ne s’en soucient guère. C’est ainsi que je suis tombé par hasard sur le nouveau film de Gérard Jugnot, Rose et noir, qui restera sûrement dans les annales de la médiocrité et du dénigrement historique et qui appartient assurément à la deuxième catégorie. Découvrons en effet le synopsis:

En 1577, Pic Saint Loup, grand couturier sur le déclin, se voit confier par le roi Henri III, une mission diplomatique: Il doit confectionner sa plus belle robe de cérémonie pour le mariage arrangé d’un de ses neveux avec la fille d’un Grand d’Espagne. Dans une Espagne catholique intégriste qui traque protestants, maures, juifs et homosexuels, Saint Loup va se mettre en chemin entouré de ses gens. Ce qu’il ignore, c’est qu’il part avec un protestant, son fidèle secrétaire, bien décidé à cacher une bombe dans la robe pour venger les siens de la sanglante Saint Barthélémy. Il part également avec son ”nègre” un maure qu’il doit transformer en blond normand (Qu’est-ce que la Normandie a fait pour mériter cela?), avec son parfumeur, son ”nez” un juif marrane ainsi que son coiffeur, une folle perdue. Tout ce joli monde « persona non grata » va se retrouver chez le père de la fiancée, un détraqué de la pire espèce, qui n’est autre que le grand inquisiteur de Cordoba. Pour voir la bande annonce.

Passant outre la ponctuation fantaisiste (l’orthographe est un instrument figé, cause de grandes inégalités, cf. de Closets), nous découvrons donc un film qui sera sûrement involontairement comique et qui, au nom de la lutte contre les préjugés, en est rempli, en plus d’être ouvertement anti-catholique. Nous en apprenons plus en lisant les explications du scénariste, Philippe Lopes-Curval: « Voilà six ans que Gérard et moi avions songé à ce sujet traitant de l’Espagne, noire à l’époque de l’Inquisition, et de la France, rose au temps de Henri III (sic), quelques années après la nuit de la Saint-Barthélemy. Gérard y aborde beaucoup de choses qui lui tiennent à cœur: La tolérance et l’intolérance, l’ouverture et l’étroitesse d’esprit. Tout en gardant un ton de comédie. »

On martèle donc la propagande bien pensante de notre république égalitariste tout en ridiculisant notre Histoire et celle de nos voisins. Faisant fi de toute vérité historique, on apprend donc qu’en 1577, dans un royaume ayant trouvé le salut dans la coexistence de différentes cultures et religions, vivent en harmonie des Français hérétiques, libres-penseurs gays et gentils, surfant ainsi sur la fausse réputation d’un Henri III homosexuel et dépravé (voir cet article). La ligue, les complots des duc de Guise et d’Anjou, le désamour des parisiens envers leur roi, on s’en moque comme d’une guigne. Ce qui compte c’est promouvoir « l’ouverture d’esprit » et la menace que représente le catholicisme. En effet, face à ce melting-pot des plus incongru, nous trouvons les adversaires de cette société libre et idéale: Des Espagnols catholiques et sanguinaires. Le parti pris est ainsi toujours le même: Les méchants catholiques d’un côté, s’enfermant dans une vision du monde dépassée et s’opposant au progrès, et les gentils protestants de l’autre, qui pourraient être les musulmans d’aujourd’hui, tendres agneaux qui ont pour seule envie de s’intégrer au royaume.

C’est évidemment faire abstraction de toute réalité historique, mais lorsqu’il s’agit de renforcer la doxa républicaine, tout semble permis. Il est pourtant salutaire de rappeler que si les deux camps ont du sang sur les mains, les « fondamentalistes », ceux qui prônaient une lecture rigide de la Bible, étaient les protestants et non les catholiques. N’oublions pas également que les protestants représentaient une réelle menace pour le pouvoir royal, constituant un état dans l’état qui soulèvant des provinces entières et pactisant avec l’Angleterre. Ce manque « d’ouverture d’esprit » semble difficile, voire impossible à comprendre pour des « artistes » de la génération soixante-huitarde, abreuvés du discours anti-catholique haineux et révisionniste d’une république laïcarde. Pas une faute n’est oubliée, rien n’est excusé, même celles qui n’existent pas. D’aucuns diront qu’il est préférable d’avoir un excès de critique et de caricature à pas du tout. Il est toutefois malheureusement de noter que les critiques et les caricatures sont toujours dirigées vers une seule communauté, étant impossible de dire contre le judaïsme, ou l’islam un quart de ce qu’on impute au catholicisme sans déclencher des émeutes et des procès.

Même si le film est une comédie et que le ton est au comique, c’est manquer de respect et d’honnêteté intellectuelle que de travestir la réalité historique et les liens qui unissaient deux nations en transposant cinq siècles plutôt les inepties modernes de notre époque. On peut très bien, je pense, réaliser une comédie passant certains messages, sans pour autant verser dans un anti-catholicisme primaire et déguiser ses acteurs en chef d’orchestre d’un cirque Pinder et les faire jouer comme dans la cage aux folles…

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On en parle très peu en France, et pourtant dans moins d’un mois se jouera en Irlande un événement capital pour l’avenir de l’Union européenne. Le 2 octobre en effet, les électeurs irlandais sont appelés à revoter sur le Traité de Lisbonne, dans une version en tout point identique à celle qu’ils avaient rejetée par 53% des voix en juin 2008. Médias, partis politiques, patronat, tous ont pris position pour le oui… (Suite ici)

Quand on pense à tous les grands pontes européens, unanimes à blâmer l’Iran et à encourager les troubles au nom de la démocratie, et ce nouveau référendum imposé à L’Irlande, on ne peut qu’être pris de nausée à l’encontre de notre modèle pseudo démocratique occidental, que nos élites souhaitent imposer au monde entier.

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Culture de la peur

Rien ne pouvait mieux illustrer l’article paru avant-hier sur Polémia que cette dépêche du Figaro.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est alarmé à Genève de l’accélération du réchauffement climatique, avertissant que le monde « fonce vers l’abîme ». « Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons vers l’abîme », a lancé M. Ban devant la troisième Conférence de l’ONU sur le climat, réunie à Genève depuis le début de la semaine. Le secrétaire général des Nations Unies, qui revient de l’Arctique où il a constaté les ravages du changement climatique, a averti que « ce qui se produit maintenant » devait arriver bien plus tard, selon les prédictions des scientifiques. « Les scientifiques ont été accusés pendant des années d’être des alarmistes. Mais les vrais alarmistes ce sont ceux qui disent que l’on ne peut engager une action pour le climat car cela ralentirait la croissance économique », a déclaré M. Ban.

« Ils ont tort. Le changement climatique pourrait déclencher un désastre massif », a-t-il prévenu en s’inquiétant pour les dizaines de millions de personnes vivant dans des zones côtières menacées partout dans le monde par la hausse du niveau des mers provoquée par la fonte des glaces arctiques. « Que vont-ils faire lorsque des tempêtes vont pousser la mer à l’intérieur des terres ? Où vont-ils aller ? », a-t-il lancé. Mettant ses espoirs dans une rencontre internationale de haut niveau organisée par l’ONU à New York le 22 septembre, M. Ban a regretté la lenteur et le caractère limité des négociations en vue du Sommet de Copenhague en décembre.

Imaginons maintenant une dépêche similaire mais traitant d’un vrai péril auxquel sont confrontés nos concitoyens.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est alarmé à Genève de l’accélération des mouvements migratoires, avertissant que le monde « fonce vers l’abîme ». « Nous avons le pied collé sur l’accélérateur et nous fonçons vers l’abîme », a lancé M. Ban devant la troisième Conférence de l’ONU sur l’immigration, réunie à Genève depuis le début de la semaine. Le secrétaire général des Nations Unies, qui revient de France où il a constaté les ravages d’une immigration de peuplement, a averti que « ce qui se produit maintenant » est une éradication pure et simple de la population et de la culture européenne. « Les nationalistes ont été accusés pendant des années d’être des alarmistes. Mais les vrais alarmistes ce sont ceux qui disent que l’on ne peut engager une action pour enrayer ce phénomène car cela ralentirait l’enrichissement culturel du vieux continent et la croissance économique des multinationales », a déclaré M. Ban.

« Ils ont tort. L’immigration à laquelle on assiste pourrait déclencher un désastre massif », a-t-il prévenu en s’inquiétant pour les dizaines de millions de personnes vivant dans des zones menacées partout en Occident par la hausse des incivilités et des tensions provoquée par l’afflux des vagues migratoires. « Que vont-ils faire lorsque les européens de souche auront été chassés de leurs terres et poussés à la mer suite à cette envahissement? Où vont-ils aller ? », a-t-il lancé. Mettant ses espoirs dans une rencontre internationale de haut niveau organisée par l’ONU à New York le 22 septembre, M. Ban a regretté la lenteur et le caractère limité des négociations en vue du Sommet de Copenhague en décembre.

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La curiosité était trop forte. J’étais pourtant persuadé qu’elle me conduirait à un fort désagrément mais j’y ai cédé, sottement. Mercredi dernier France 2 proposait en effet un téléfilm en deux parties, « librement inspiré » de l’œuvre d’Alexandre Dumas, La Dame de Monsoreau. Etant justement en train de terminer la lecture de cet ouvrage (plus que 100 pages à lire), je trouvais la coïncidence amusante et souhaitais voir le résultat à la télévision.

Pourtant, en lisant le programme et en voyant la bande annonce quelques heures avant la diffusion, je savais que je m’exposais à une grande déconvenue. Peur de finir le livre avec le visage des acteurs en tête, énervement à l’idée que l’histoire soit modifiée, l’appréhension était grande. A 20h35 j’étais assis dans mon canapé, face à l’écran, attendant le début du programme, anxieux. Jusqu’au dernier moment j’eus la possibilité de changer de chaîne mais je ne le fis pas, malheureusement.

Je n’ai regardé que les 10 premières minutes du film, 10 minutes de trop. Dès les premières secondes, en effet, la gabegie commençait. Si Dumas avait pour habitude de faire de magnifiques enfants à l’Histoire par le biais de ses récits, bien qu’il prenne quelques libertés, le réalisateur de cette adaptation nous gratifie en revanche d’un avorton anachronique au casting bancal, vulgaire suite de tableaux en costume. Bien loin de l’esprit et de la complexité du roman de Dumas, j’eus droit, sur une chaîne du service public, à une adaptation propagandiste bien dans l’air du temps.

Rajoutant une origine espagnole (inexistante dans le livre) à Diane de Méridor, la dame de Monsoreau, on s’engage dans une sorte de France multiculturelle du XVIème, surfant sur la bien-pensance contemporaine faisant de notre pays une terre d’immigration et de métissage depuis plusieurs siècles. Passons la scène grotesque où l’on voit cette même Diane faire de l’escrime en poussant des cris stridents et donnant la leçon à un maître d’arme chevronné, pour évoquer le casting insipide. Mention spéciale pour Chicot, fou du roi Henri III, joué par un espèce d’allogène. Des personnages sont ajoutés pour servir une intrigue n’ayant rien à voir avec le livre, d’autres sont complètement oubliés, comme les mignons d’Henri III ou le frère Gorenflot.

On en arrive ensuite au summum de l’absurdité, de l’incohérence et de la propagande républicaine. Alors que le héros du roman, Louis de Clermont, fut dans la réalité un seigneur à l’attitude méprisante et provocatrice (parfaitement restituée dans le livre) ayant participé aux massacres de la Saint-Barthélemy, Le réalisateur en fait un gentil (et très niais) protestant luttant contre les grands méchants catholiques, le salut de la France passant forcément par la coexistence de différentes cultures et religions. Le parti pris est toujours le même: Les méchants catholiques d’un côté, s’enfermant dans une vision du monde dépassée et s’opposant au progrès, et les gentils protestants de l’autre, tendres agneaux qui ont pour seule envie de s’intégrer au royaume. La référence à la France de notre époque est à peine voilée. Les méchants nationalistes, les « fachos », et les gentils immigrés et musulmans, chances pour la France, pleins de talents.

Les décors et les costumes, seules satisfactions, n’y changeront rien, ce film sensé appartenir à la mission culturelle du service publique n’est qu’un vulgaire navet, déformant notre histoire (et celle de Dumas) pour soutenir la cause républicaine et les dérives du monde moderne. Heureusement, bien que ces 10 minutes m’aient excitées pour la soirée et laissées un petit goût d’amertume, ma lecture des dernières pages ne fut pas trop gâchée par ce film, la magie de Dumas opérant dès que j’ouvris le livre et que je pus savourer les dernières lignes comme un nectar des plus précieux.

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