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Archive for septembre 2009

Musique

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« Pop philosophie »

Du 1er au 7 octobre, la Semaine de la pop philosophie réunit à Marseille des intellectuels de la scène philosophique française et des personnalités du monde de l’art contemporain. Cette semaine de rencontres, de débats et de conférences, présentera la culture pop – musique pop, football, films d’horreur, mode, séries télé – dans le champ de la pensée contemporaine. Lors de cette semaine, conçue par Jacques Serrano seront expérimentées de nouvelles formes d’échanges intellectuels, notamment unduo/performance avec un philosophe et un dj, un « Jeu de la théorie » ou s’affronteront 5 philosophes, une Soirée télé… Cette première saison de la Semaine de la pop philosophie sera l’occasion d’aborder et de questionner différentes approches de la culture pop et de la pop philosophie.

Un signe de plus que la philosophie est la nouvelle mode, le nouveau snobisme du moment. Elle a en effet remplacé depuis peu la psychologie ou l’ethnologie en couverture des magazines branchés et en sujet des soirées et dîners du microcosme bourgeois-bohême. On mange des omelettes bio avec Spinoza, réfléchit à faire ses courses équitables avec Kant et se rend à une « performance » avec Nietzsche. Et voila maintenant que, dans le délire républicain de démocratiser n’importe quel domaine intellectuel ou scientifique, le dénaturant totalement au passage, l’intelligentsia surfe sur cette vague et nous pond un évènement comme celui de Marseille, qui n’intéressera personne en dehors d’elle même. C’est en effet le propre du monde intellectuel français, et plus particulièrement artistique, de rendre les choses encore plus incompréhensibles et inabordables au nom de la démocratisation (médiocratisation est plus juste dans la plupart des cas). On souhaite donner au béotien le libre accès à la culture et les clés pour comprendre le monde qui l’entoure, mais on le noie dans un méli-mélo de termes et de concepts tous plus fumeux les uns que les autres. Prochainement, on va donc aider les citoyens français à s’affranchir du carcan oppresseur et rigide de la philosophie classique pour qu’ils puissent tous la pratiquer, n’importe où et n’importe quand, comme s’il s’agissait de faire ses besoins. C’est que l’on tient là un filon à exploiter. Transformant la philosophie en guide de développement personnel ou autre méthode de coaching en vogue, il y a tout un business à developper. Mais ce sera surtout un bon moyen de promouvoir des règles de vie et de morale bon marché et calibrées surfant sur la vague bien pensante. Voilà comment, en défigurant les choses que l’on souhaite lui rendre accessible, on en vient à abrutir d’avantage le peuple tout en créant une caste de parasites se prenant pour des philosophes ou des artistes et se donnant une importance qu’ils n’ont pas.

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Histoire Normande

La conquête de l’Angleterre (1066)

Hastings

La mort du roi d’Angleterre Edouard le confesseur, en 1066, sans enfant ni héritier direct au trône, crée un vide institutionnel que tentent alors d’occuper trois partis concurrents. Le premier est Harald Hardraada le Norvégien, lié par le sang à la famille royale anglo-saxonne. Le second est Guillaume le Bâtard, que le défunt roi a désigné comme héritier. Le troisième, enfin, est un puissant aristocrate anglo-saxon du nom d’Harold Godwinson. C’est ce dernier qui est élu roi, à la manière Anglo-Saxonne traditionnelle, par un grand conseil, le Witan. Apprenant qu’Harold est monté sur le trône, Guillaume convoque les principaux barons normands et les convainc de se lancer à la conquête du royaume. En moins de dix mois, il parvient à rassembler dans l’estuaire de la Dives une flotte d’invasion d’environ 600 navires et une armée estimée à 7 000 hommes. Beaucoup de ces soldats sont des puînés auxquels le droit d’aînesse laisse peu de chance d’hériter d’un fief. Guillaume leur promet, s’ils se joignent à lui en apportant leur propre cheval, une armure et des armes, qu’il les récompensera avec des terres et des titres dans son nouveau royaume. Ces préparatifs comprennent également d’importantes négociations diplomatiques. Guillaume le Conquérant gagne d’abord à sa cause le pape Alexandre II, qui lui transmet son étendard, puis parvient à obtenir la participation des principautés voisines (Bretagne, Flandre et Anjou), qui ne profiteront pas de la campagne pour s’emparer de la Normandie. Avant de partir, Guillaume désigne également ses grands vassaux, Roger de Beaumont, Lanfranc et Roger II de Montgomery pour gouverner le duché en son absence.

Retardée quelques semaines par des vents défavorables et des conditions météorologiques contraires, l’armée normande attend dans la baie de Saint-Valery-sur-Somme le moment propice pour embarquer tandis que le sort de l’Angleterre se joue préalablement dans le nord de l’Angleterre, envahi en septembre par le roi norvégien Harald Hardraada, qui conquiert York le 20 septembre et trouve des alliés, Morcar de Northumbrie et des seigneurs écossais. Harold II d’Angleterre, dont les forces sont réunies à la va-vite, marche néanmoins vers le nord et, le 25 septembre, surprend les Vikings à la bataille de Stamford Bridge. Il laisse de nombreuses forces dans la bataille mais obtient la satisfaction du décès d’Harald. Poussée par un vent enfin favorable, l’armada normande débarque entre temps dans la baie de Pevensey, dans le Sussex, le 28 septembre 1066, quelques jours à peine après la victoire d’Harold sur les Norvégiens. Ce retard s’avère crucial. En effet, si le débarquement avait eu lieu en août, date auquel il avait été initialement projeté, Harold qui, après sa victoire au nord a débandé son armée et doit en réunir une nouvelle pour affronter son nouveau concurrent, l’aurait attendu avec des troupes fraîches et une force supérieure en nombre. Guillaume ne tarde pas à prendre pour base la bourgade voisine de Hastings où il met sur pied un château de terre et de bois. Le choix du Sussex comme lieu de débarquement est une provocation directe pour Harold car cette région est son domaine personnel. Guillaume commence immédiatement à ravager la terre ce qui incite peut-être Harold à répondre dans la précipitation au lieu d’attendre des renforts de Londres. Ceci a également joué en faveur de Guillaume qui, s’il avait dirigé ses forces vers l’intérieur de l’Angleterre, aurait pu être coupé de ses voies de ravitaillement, encerclé par l’armée d’Harold constituée de sa garde personnelle, les housecarls, et de troupes levées dans le sud du pays.

La rencontre entre les deux armées a finalement lieu le 14 octobre, à Hastings. Lors de cette bataille, la cavalerie normande enfonce les lignes anglo-saxonnes. Harold trouve la mort, une flèche normande l’atteignant à l’œil, et l’armée anglo-saxonne s’enfuit. Hormis le trop jeune Edgar Atheling, le duc de Normandie n’a plus de rival pour le trône d’Angleterre. Après sa victoire, Guillaume se dirige vers Londres, en passant par le Kent. Il rencontre une résistance féroce à Southwark. Il prend alors la voie romaine de Stane Street pour rejoindre une autre armée normande sur Pilgrims’ Way près de Dorking dans le Surrey. Après avoir effectué leur jonction, ces armées contournent Londres pour remonter la vallée de la Tamise en direction de la ville de Wallingford dans l’Oxfordshire, dont le seigneur saxon, Wigod, avait soutenu la cause de Guillaume. Il y recevra la soumission de Stigand, l’archevêque de Cantorbéry. Un des favoris de Guillaume, Robert d’Oyley de Lisieux y épousera également la fille de Wigod, certainement afin de consolider l’allégeance de son père à Guillaume. Le duc de Normandie se dirige alors au nord-est, le long de l’escarpement de Chiltern vers le fort saxon de Berkhamstead dans le Hertfordshire d’où il attend la soumission de Londres. Le reste des nobles saxons s’étant rendus à lui, il est proclamé roi d’Angleterre fin octobre et couronné le 25 décembre 1066 à l’abbaye de Westminster.

En dépit de la rapide soumission du sud de l’Angleterre aux Normands, Guillaume doit encore vaincre des poches de résistance. À l’été 1068, un mouvement organisé de résistance se crée en Northumbrie, et marche vers le sud. Il se désintègre dès les premiers signes d’une contre-offensive normande. En janvier 1069, une armée accompagnant Robert de Comines, qui vient juste d’être nommé comte de Northumbrie dans le nord, est décimée à Durham par les rebelles anglo-saxons, qui enchaînent en attaquant York. Le nouveau roi d’Angleterre arrive à leur rescousse faisant fuir les Anglais devant lui. À l’été 1069 également, une flotte danoise apparaît sur les côtés occidentales de l’Angleterre. Les Anglais ont en effet proposé le trône à Sven II de Danemark. Cette flotte est équivalente en nombre à celle qui était venue en 1066, et avait été battue à Stamford Bridge. Une fois débarqués, les Danois et les Anglais marchent sur York. Fin septembre, les Normands en garnison dans les deux châteaux se font massacrer en tentant des sorties désespérées. C’est la plus grosse défaite que subiront les Normands en Angleterre.

La rumeur du débarquement danois provoque des soulèvements dans tout le pays : Devon, Cornouailles, Somerset et Dorset. Les insurrections dans l’ouest de la Mercie et le nord du Wessex sont les plus virulentes. La révolte menée par Eadric le Sauvage se propage dans le Cheshire et le Staffordshire. Le roi est obligé de venir en personne réprimer ce soulèvement. Il retourne ensuite dans le nord, et au lieu d’attaquer directement les Danois qui se sont installés à York, il répète la stratégie qui lui permit de soumettre Londres trois ans plus tôt. Il fait dévaster une large ceinture de territoire au nord et à l’ouest de la ville, afin de l’isoler. Rapidement, les Danois retournent à leurs bateaux, et sont payés pour abandonner leurs prétentions. Guillaume les autorise à rester sur l’Humber jusqu’à la fin de l’hiver.

Pour résoudre définitivement le problème posé par la Northumbrie, et afin d’empêcher une nouvelle rébellion, il poursuit sa campagne de dévastation. Il passe les fêtes de Noël à York, puis reprend sa campagne. Il brûle des villages entiers, massacre les habitants, détruit les réserves de nourriture et les troupeaux. Les survivants se retrouvent en plein hiver complètement démunis, n’ayant plus rien pour survivre, et succombent en masse. En arrivant à la Tees, il reçoit la soumission de Waltheof et Gospatrick, signe que la résistance anglo-saxonne est brisée. La campagne aura duré de janvier à mars 1070. Guillaume soumet les rebelles anglo-saxons du nord en les remplaçant par des seigneurs normands. Dans le Yorkshire, il passe des accords avec les seigneurs anglais locaux leur permettant de conserver le contrôle de leurs fiefs en échange de leur neutralité et de la défense de ces terres.

Une fois l’Angleterre conquise, les Normands doivent faire face à un certain nombre de défis pour conserver le contrôle du pays, les normannophones étant, par comparaison avec la population anglaise autochtone, en nombre extrêmement limité. Guillaume relève ces défis de plusieurs manières. Les nouveaux seigneurs normands construisent divers forts et châteaux tels que les mottes féodales afin de fournir un lieu retranché contre les soulèvements populaires, ou les attaques, de plus en plus rares, des Vikings, et pour dominer la ville et la campagne environnante. Tout seigneur anglo-saxon refusant de reconnaître la légitimité de Guillaume au trône ou révoltant est sommairement dépouillé des titres et des terres qui sont redistribuées aux favoris normands de Guillaume. Tout seigneur anglo-saxon mort sans succession est également remplacé par un successeur normand. C’est ainsi que les Normands éliminent l’aristocratie autochtone et prennent le contrôle des échelons supérieurs du pouvoir. Le maintien de l’unité et de la loyauté des seigneurs normands est tout aussi important, toute friction pouvant donner aux autochtones anglophones une chance facile de division afin de vaincre la minorité normannophone. Guillaume accomplit ceci en accordant des terres morcelées, un fief normand typique étant éparpillé un peu partout en Angleterre et en Normandie. Ainsi, un seigneur essayant de se séparer du roi ne peut, à n’importe quel moment, défendre qu’un nombre restreint de ses fiefs. Ce système, qui s’avère constituer une force de dissuasion très efficace contre les rébellions éventuelles, permet de conserver la fidélité de la noblesse normande au roi. A plus long terme, cette même politique facilite considérablement les contacts entre la noblesse de différentes régions et a eu pour résultat de l’encourager à s’organiser et à agir, à la différence de ce qui passe dans d’autres pays féodaux.

La portée des changements dus à la conquête normande est significative tant pour le développement de l’Angleterre que de l’Europe. Les conquérants apportent en effet leur langue, donnant naissance à l’anglo-normand et évinçant l’anglo-saxon d’origine germanique dans les classes dirigeantes. Jouissant du statut de langue de prestige pendant près de trois siècles, l’anglo-normand a une influence significative sur l’anglais moderne. Ainsi, c’est grâce à ce premier afflux principal des langues latines ou romanes dans la langue parlée prédominante en Angleterre, que celle-ci commence à perdre beaucoup de son vocabulaire germanique et scandinave, bien qu’elle a, dans nombre de cas, maintenu la structure de la phrase germanique. Une autre conséquence directe de l’invasion est la disparition quasi-totale de l’aristocratie anglo-saxonne, tant militaire qu’ecclésiastique. Guillaume ayant confisqué les terres des rebelles pour les donner à ses défenseurs normands, il ne reste plus, au moment de l’établissement du Domesday Book, que deux propriétaires fonciers anglais d’importance à avoir survécu aux purges.

Avant l’arrivée des Normands, les Anglo-Saxons disposaient d’un des systèmes gouvernementaux les plus sophistiqués dans l’Europe de l’ouest de l’époque. Toute l’Angleterre était divisée en régions administratives de taille et de forme assez uniformes appelées « shires » et administrées par des fonctionnaires connus sous le nom de shérifs. Les Anglo-Saxons avaient également abondamment recours à la documentation écrite, ce qui était peu commun pour les rois d’Europe de l’ouest de l’époque et donnait un gouvernement plus efficace que ceux fonctionnant par instructions verbales. Sous l’égide des Normands, cette forme sophistiquée de gouvernement médiéval se développe encore plus, les Normands centralisant en effet le système autonome du shire. Le Domesday Book exemplifie la codification pratique permettant l’assimilation normande des territoires conquis à travers un recensement centralisé. Ce premier recensement à l’échelle d’un royaume jamais effectué en Europe depuis l’Empire romain permet une imposition plus efficace sur le nouveau royaume normand.

Une interprétation de la conquête consiste toutefois à affirmer que les Normands ont fait de l’Angleterre un désert économique et culturel sur près d’un siècle et demi, peu de rois d’Angleterre résidant réellement pour une durée significative en Angleterre, préférant leur patrie normande et se concentrer sur leurs possessions françaises plus lucratives. À l’inverse, il est plus probable d’affirmer que les rois normands ont négligé leurs territoires continentaux où ils devaient, en théorie, fidélité aux rois de France, afin de consolider leur puissance dans leur nouveau royaume souverain d’Angleterre. Les ressources investies dans la construction de cathédrales, de châteaux et dans l’administration du nouveau royaume auraient détourné l’énergie et la concentration nécessitée par la défense de la Normandie. De même, les barons auraient progressivement négligés leurs terres normandes pour développer leur patrimoine anglais, souvent plus important et plus riche.

Ce qui est sûre, c’est que les relations politiques entre Français et Anglo-Normands sont devenus très compliquées et quelque peu hostiles après la conquête normande. Conservant leurs fiefs en Normandie, les Anglo-Normands demeurent toujours, en tant que tels, vassaux du roi de la France. Dans le même temps, ils sont, en tant que rois d’Angleterre, ses égaux. Ils lui doivent fidélité comme ducs de Normandie mais pas en tant que rois d’Angleterre car ils sont ses pairs. Avec la création de l’empire Plantagenêt dans les années 1150, les Normands contrôleront la moitié de la France et toute l’Angleterre, rapetissant d’autant la puissance de la France dont ils restent pourtant des vassaux sur le continent. La commise en 1204 par le roi de France Philippe Auguste de toutes les possessions normandes et angevines en France continentale, à l’exception de l’Aquitaine, ouvrira une crise qui mènera à la guerre de Cent Ans lorsque les rois anglais anglo-normands tenteront de recouvrer leurs possessions dynastiques en France. Les vastes gains de terre de Guillaume ne sont donc pas sans susciter, de son vivant, de grandes alarmes non seulement chez le roi de France, mais également les comtes d’Anjou et de Flandre. Chacun s’appliquant de son mieux à tenter de diminuer les possessions et la puissance de la Normandie, créeront des siècles d’escarmouches et de batailles dans la région.

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Idée de lecture

Taras boulba

Taras Boulba est un cosaque fier et belliqueux, prêt à tout pour défendre sa patrie et sa foi orthodoxe. Ses deux fils, Andreï et Ostap, rentrant de Kiev après avoir fini leurs études, sont très vite conduits à la setch, le campement militaire cosaque. Après les avoir initié à la guerre, il perd l’aîné sous les coups de l’ennemi et tue de ses propres mains le cadet qui, amoureux d’une Polonaise catholique, a trahi sa famille et la foi orthodoxe. A la suite de deux grandes batailles, Taras Boulba est fait prisonnier et meurt à son tour, brûlé vif sur le bûcher.

Situé dans l’Ukraine du XVIIème siècle, ce roman retrace le destin d’une communauté en lutte, d’un côté, contre l’occupation polonaise, et, de l’autre, contre les agressions tatares. Par-delà les expéditions guerrières, les chevauchées dans la steppe et le récit des séjours au camp, règne sur ce livre un souffle épique qui côtoie sans cesse la truculence de la fête, des beuveries mais aussi l’évocation poétique d’une Ukraine primitive. Récit historique, épopée et mais aussi roman d’aventures, Taras Boulba est une magnifique exaltation du peuple cosaque, un peuple guerrier, attaché à ses traditions, parfois cruel mais souvent attachant par ses manières rustres et la pureté des ses cœurs.

Gogol, à la manière d’un peintre, nous dresse dans ce livre pur, écrit avec le cœur et l’amour qu’il porte à la Russie, sans leçons ni bien pensance, le portrait saisissant d’un homme dont le caractère et les actions, malgré leur rudesse, nous paraissent magnifiques. Nous le suivons avec entrain, chevauchant au vent de la steppe, se battant avec héroïsme et férocité, ripaillant et chantant dans les paysages grandiose d’une nature sauvage et immaculée, souhaitant ne plus le quitter. Mais le récit est court, malheureusement, et ses quelques 200 pages seront lues trop vite.

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Oktoberfest

 

Samedi, à Munich, le coup d’envoi des 16 jours de festivités de la fête de la bière a été donné par le maire de la ville, en perçant le premier tonneau de bière à midi pile comme le veut la tradition depuis 1810. Les milliers de Bavarois en tenues traditionnelles et les nombreux touristes présents se sont ensuite rassemblés sous d’immenses tentes pour boire des Maß d’un litre et chanter des chants traditionnels bavarois. Au total 6 millions de personnes sont attendus, et autant de litres de bières seront consommés.

oktoberfest

Alors qu’en France, le même jour, se déroulait la techno-parade et la journée du patrimoine, toutes les deux marquées par le gloubiboulga républicain, et pour la première d’émeutes, on peut se poser la question de savoir si un tel évènement pourrait avoir lieu en France. Dans notre pays où le patrimoine et les traditions sont rabaissées et moquées par des élites méprisantes, des classes supérieures boboïsantes qui ne jurent que par des concerts de djembés équitables fabriqués en bouse de zèbre et une jeunesse abreuvée de « métissage », « diversité » ou autres droits de l’Homme, un tel évènement serait sûrement dur à mettre en place. Des français en tenues traditionnelles buvant et chantant, ce serait également une « provocation » pour les musulmans en cette période de ramadan, puisque ces derniers régissent dorénavant la vie publique de notre pays. On pourrait s’attendre également à une levée de boucliers de la part des centaines d’associations communautaristes pour qui la France doit se transformer et intégrer les coutumes des millions d’immigrés qui désormais y vivent, et non l’inverse. Il reste bien quelques évènements comme les férias dans le sud-ouest, mais jusqu’à quand?

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Festivus

 

La propagande et la douce utopie n’ont pas résisté à la réalité. La techno-parade, symbole des bobos parisiens, jeunes écervelés et autres dégenrés se trémoussant dans tous les sens, s’est heurtée de plein fouet aux populations pleines de talents et de richesses de certains quartiers. Placées sous le signe de la « mixité musicale et ethnique », les festivités ont du être arrêtées une heure à l’avance à la suite de troubles place de la Bastille. Vols et violences en groupe, policiers cibles de jets de bouteilles, les bandes de « jeunes » ont encore réussi à transformer une manifestation musicale en émeute. Il est à noter qu’ après ce nouvel exemple très réussi de « vivre ensemble »,  aucun média ne rapporte ces évènements. On se demande pourquoi…

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Musique

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