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Archive for août 2009

Musique

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Décès de Charles Baudelaire (1867)

 

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,

Et que de l’horizon embrassant tout le cercle

Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

 

Quand la terre est changée en un cachot humide,

Où l’Espérance, comme une chauve-souris,

S’en va battant les murs de son aile timide

Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

 

Quand la pluie étalant ses immenses traînées

D’une vaste prison imite les barreaux,

Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées

Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

 

Des cloches tout à coup sautent avec furie

Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,

Ainsi que des esprits errants et sans patrie

Qui se mettent à geindre opiniâtrément.

 

Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,

Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,

Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,

Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

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Vacances

Désolé mais je vais m’absenter encore quelques jours. Je publie donc en avance plusieurs articles afin de vous faire patienter. A bientôt.

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La bataille de Lens, fin de la guerre de trente ans (1648)

Louis II de Bourbon-Condé

Après avoir pris le commandement de l’armée des Flandres au début de l’année 1648, le jeune vainqueur de Rocroi, Louis II de Bourbon-Condé, arrive le 18 août devant Lens, occupée depuis la veille par l’archiduc Léopold. Le camp dressé, il prépare la bataille: l’aile gauche au maréchal de Gramont et l’aile droite pour lui-même. L’artillerie, commandée par le comte de Cossé, est placée en tête devant le front et la cavalerie couvrira les deux ailes. Le matin du 20 août l’assaut est imminent mais avant de partir à l’attaque de la ville, le prince de Condé exhorte une dernière fois ses troupes : « Amis, vous souvenez-vous de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen. Il nous faut vaincre ou mourir. Vous marcherez sur une seule ligne. Vous conserverez quoi qu’il en coûte votre ordre de bataille. Vous essuierez sans tirer le premier feu de l’ennemi. Ensuite seulement vous pourrez tirer. »

Au cri de « Vive le Roi ! », les troupes françaises s’élancent. En infériorité numérique, Condé emploie la ruse: Feignant une retraite des troupes françaises peu de temps après l’engagement, le jeune archiduc ordonne à sa cavalerie de charger, mais celle-ci est repoussée avec pertes par une contre-offensive française. La cavalerie de Léopold, suite à cet échec, panique et fuit, laissant seule l’infanterie ibérique. Les vaillants tercios espagnols brisent le régiment des Gardes-Françaises, mais sont contournés par la cavalerie. Les troupes restantes, abandonnées comme lors de la bataille de Rocroi, n’ont plus qu’à battre en retraite ou se rendrent aux Français.

La bataille est gagnée. Jean de Beck, l’un des généraux ennemis, humilié par la défaite préfère mourir d’une blessure assez légère que de se faire soigner. Gramont après avoir cerné des Espagnols et les avoir taillés en pièce rejoint Condé. Ils veulent s’embrasser mais leurs chevaux encore échauffés de la bataille essaient de s’entre-dévorer. Les chroniqueurs rapportent que «Jamais on ne vit une victoire plus complète. Le général Beck y fut blessé à mort et fait prisonnier. Le prince de Ligne, général de la cavalerie espagnole, eut la même destinée, aussi bien que presque tous les principaux officiers allemands et tous les officiers, tant espagnols qu’italiens. Ils laissèrent sur le champ de bataille, trente-huit pièces de canon et huit mille hommes».

La nouvelle de cette victoire arrive à Paris, le lendemain, le vendredi 21 août 1648 et le mercredi 26 août 1648, le Roi se rend à Notre-Dame pour faire chanter le Te Deum et rendre grâce à Dieu des avantages qu’il avait remporté sur les ennemis à Lens. Cette victoire met un terme aux négociations de Munster pour rétablir la paix et conduit à la signature du Traité de Wesphalie le 24 octobre 1648, qui met fin à la guerre de trente ans.

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L’exécution d’Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais (1626)

Richelieu Louis XIII Gastons d'Orléans

En 1626 : le cardinal de Richelieu, ministre influent du roi Louis XIII, est un homme fort détesté de la haute noblesse. Ses mesures tendent toujours à centraliser le pouvoir autour du roi, et ne font que retirer son autorité et son indépendance à la noblesse qui affectionne tant sa liberté. Il interdit les duels, il favorise la bourgeoisie locale ou la noblesse récente de robe, et bat en brèche toutes les faveurs des grands du royaume.

Se cristallisent alors au tour de Gaston, frère du roi, toutes les haines et les intérêts les plus divers des grands du royaume pour contrecarrer l’influence grandissante du cardinal. Le roi n’ayant pas encore de descendance, et l’ordre de succession pouvant être bouleversé tant qu’il en est ainsi, il souhaite contrôler son frère cadet en lui imposant un mariage avec la richissime Marie de Bourbon, princesse de Montpensier. S’opposant à la manipulation du roi et voyant l’occasion d’éliminer le ministre devenu trop puissant, Marie de Rohan, duchesse de Chevreuse, et d’autres princes, s’associent à Monsieur. Il s’agit dans cette période de transition de regagner un pouvoir féodal au détriment du mouvement de centralisation royale amorcé par Henri IV. Romanesque et un peu brouillon, Henri de Taylerrand-Périgord, se laisse entraîner par sa maîtresse, la duchesse de Chevreuse, dans la première conspiration que Richelieu eut à réprimer.

A l’été 1626, l’intrigue se met en place. Un projet d’assassinat du cardinal est alors fomenté par le « parti de l’aversion au mariage ». Le plan est le suivant: Monsieur s’inviterait à dîner chez le cardinal de Richelieu, en sa résidence de Fleury-en-Bière, non loin de Fontainebleau. Puis, une dispute éclaterait, et, dissimulé par le tumulte, le cardinal serait assassiné. Le bras armé désigné pour cette ingrate tâche est Henri de Talleyrand, comte de Chalais.

Mais tous ces princes, comme le comte lui-même, étaient d’un caractère versatile. Le secret fut éventé à cause de querelles privées, et Richelieu sévit avec l’appui de Louis XIII. Pour sauver sa situation personnelle, Gaston confessa tout de suite sa faute et livra tous ses complices. Les sanctions furent sévères: les deux demi-frères du roi, César et Alexandre de Vendôme, furent emprisonnés à Vincennes, d’où César ne sortit qu’en 1630 et où mourut Alexandre. La duchesse de Chevreuse dut s’exiler en Lorraine. Chalais, seul conjuré à ne pas jouir d’un prestige familial qui vaille immunité, fut jugé à Nantes le 18 août et condamné à la décapitation le lendemain pour lèse-majesté.

Ultime rebondissement, le bourreau titulaire de la ville de Nantes demeure introuvable : il a en effet été éloigné par des partisans de l’aversion au mariage. Les autorités grâcient alors un détenu condamné à mort en échange de son concours pour l’exécution de Chalais. Le 19 août à 18 heures, Chalais monte sur l’échafaud, place du Bouffay, devant la foule. On lui coupe les cheveux et la moustache, il récite quelques prières avec calme. Tandis que le bourreau d’un jour lui bande les yeux, Henri lui dit: « ne me fais pas languir ». C’est malheureusement l’inverse qui se produit pour le pauvre gentilshomme. Se servant d’abord d’une épée non affilée qui ne fit que blesser le condamné et le déporter du billot sur lequel il a fallu le remettre, le bourreau prit un doloire de tonnelier et c’est seulement après une trentaine de coups que la tête ensanglantée se détacha du cou massacré. Jusqu’au 20ème coup, Chalais gémit en disant « Jésus ! Marie ! ».

A l’issue de cette crise emblématique de l’époque, Richelieu gagnait en prestige, et Gaston, passagèrement réconcilié avec son frère, se mariait et devenait duc d’Orléans, titre assorti de très importants revenus. La politique française devenait proprement monarchique et non plus aristocratique.

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La bataille de Mons-en-Pévèle (1304)

Philippe IV

À la fin du XIIIe siècle, Philippe IV le Bel doit faire face à une redoutable menace: au sud-ouest, Édouard Ier, roi d’Angleterre et duc d’Aquitaine, caresse le rêve de rompre ses liens de vassalité avec le roi de France, tandis qu’au nord, le comte de Flandre, Gui de Dampierre, aimerait bien lui aussi ériger ses domaines en territoires indépendants. Les deux puissants seigneurs s’entendent pour former une alliance dirigée contre le roi de France. Celui-ci s’en inquiète et, pour desserrer l’étau qui se met en place, entre en Flandre en juin 1297.

Le comté de Flandre est occupé puis une trêve qui court jusqu’au début de l’année 1300 intervient. Le roi installe des garnisons dans les villes et ordonne la construction d’une forteresse au sein même de Lille, clé de voute de la région. Parallèlement, ses diplomates réussissent, en 1299, à rompre l’alliance entre Édouard d’Angleterre et Gui de Dampierre. Toutefois, dès janvier 1300 la guerre reprend. De nouveau, la Flandre est occupée. Le comte, deux de ses fils et cinquante chevaliers se rendent et sont emprisonnés dans des forteresses royales.

Durant l’année 1303, le sud de la Flandre et la frontière de l’Artois connaissent de nombreuses chevauchées et des coups de main meurtriers. Lille est perdu. Philippe IV constitue des réserves sur le trésor royal afin de disposer de vaisseaux et de troupes qui seraient en mesure d’assouvir sa vengeance. Les 10 et 11 août 1304, dans les eaux du sud de la Hollande, la flotte royale, commandée par l’amiral Rainier Grimaldi, vainc celle des Flamands. Philippe le Bel apprend la nouvelle alors qu’il se trouve déjà en Flandre. Il a quitté Arras le 29 juillet afin de rejoindre Tournai par le Hainaut, pour se rabattre ensuite en direction de Lille, son principal objectif.

Non loin d’Orchies, les deux armées se rencontrent, aux alentours du village de Mons-en-Pévèle, dominée par une colline. Les historiens estiment qu’environ 15 000 hommes se trouvent là, dont un peu plus de Flamands que de Français. Des négociations ont lieu les 14, 15 et 16 août, mais elles échouent. Le 17, chacun se prépare, toutefois, la bataille ne sera livrée que le lendemain. Elle durera toute la journée, sous une chaleur caniculaire.

Les jets de carreaux et les pierres lancées par les frondes, font de nombreuses victimes, la cavalerie française réussit à contourner le front ennemi et à occuper le sommet du mont, s’emparant des provisions de bouche. Les combattants flamands se trouvent ainsi privés de nourriture et de boisson durant toute la journée. Ils sont bien vite assoiffés. Par ailleurs, ils ne disposent d’aucune cavalerie car les partisans du comte se méfient des seigneurs de la noblesse, susceptibles de rallier le roi, et ont interdit tout combat à cheval.

L’armée de Philippe le Bel fait de nombreuses victimes chez les Flamands grâce à ses machines de jet. La fatigue est générale, une pause s’instaure, chacun étant persuadé que les combats ne reprendront que le lendemain. Deux contingents flamands, épuisés, décident de quitter le champ de bataille et, sous la conduite des fils du comte, Jean et Henri de Namur, vont se réfugier à Lille. À ce moment, les Flamands se concertent et deux actions sont entreprises. La première, menée par le petit-fils du comte, Guillaume de Juliers, réussit à bousculer l’armée royale, mais la cavalerie parvient à encercler les assaillants et ce dernier est tué. Le second assaut, celui des Brugeois, manque tourner au drame pour le roi : ils parviennent près de lui alors qu’il n’est entouré que d’une cinquantaine de ses hommes, le forçant à se battre comme un forcené pour écarter le péril qui le menace.

Finalement, les Brugeois se regroupent sur la colline puis repartent vers Lille, abandonnant le champ de bataille et laissant ainsi la victoire au roi. Le 20 août, Philippe le Bel prend la route de la grande cité, en passant par Seclin, qui subit un sac pour prix de sa fidélité au comte. Le siège de Lille dure un mois, puis la ville capitule. La Flandre, peu à peu, se trouve de nouveau sous contrôle royal.

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La bataille de Staffarda (1690)

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La bataille de Staffarda en Italie est une des batailles les plus sanglantes du conflit qui opposa Louis XIV au duc de Savoie, Victor-Amédée II, qui avait refusé de céder la citadelle de Turin au roi de France en signe de fidélité. Elle se conclut par une victoire française sur la Ligue d’Augsbourg.

La bataille se déroule près de l’abbaye de Staffarda, lieu d’une grande valeur historique et culturelle. Victor-Amédée II attend l’arrivée des troupes impériales, qui auraient pu modifier l’issue de la bataille et le sort même du duché, mais quand il apprend le nombre effectif des troupes de Nicolas de Catinat, seulement 18 000 hommes, il pense pouvoir l’affronter sans aide de l’Espagne. Le général Eugène de Savoie, comme le marquis de Louvigny, commandant des troupes espagnoles, ne sont  pas du même avis. Mais Victor-Amédée, n’écoutant que son enthousiasme, attaque immédiatement.

Sur un terrain boueux et défavorable, Victor-Amédée aligne ses troupes sur deux rangs, faisant passer l’aile droite sur un terrain marécageux et celle de gauche au bord du Pô. Le centre des troupes est constitué de la fine fleur de la cavalerie espagnole et piémontaise. Il fait rapidement occuper les fermes autour de Staffarda. À l’inverse, il ne juge pas nécessaire de contrôler une vieille digue, pourtant importante pour toucher le flanc français.

Dans le camp français, le maréchal de Catinat ordonne à ses dragons de charger les troupes postées pour défendre les fermes. les Piémontais, impressionnés et dépassés par l’avancée ennemie, doivent se retirer. Victor-Amédée combat désormais  sans relâche pour reprendre ses positions, mais le général de San Silvestre réussi à s’immiscer au milieu du champ de bataille et l’issue du conflit semble irrévocable. Dans le même temps, Catinat ordonne à la seconde ligne d’avancer : l’impact est si dur qu’il disperse le front savoyard et Victor-Amédée doit ordonner la retraite. Celle-ci est couverte par les gardes et les carabiniers de Savoie, pendant que le gros de la troupe se seplie sur Carignano et Moncalieri.

Au total, les Piémontais et les Espagnols perdent 4 000 hommes, 1 200 sont faits prisonniers et 1 500 sont blessés. Parmi les pertes, onze canons et beaucoup de drapeaux. Profitant du succès, Catinat occupe Savigliano et Saluzzo.

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La bataille de Mars-la-Tour (1870)

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Après avoir essuyé de multiples défaites en Alsace et en Moselle, notamment lors de la bataille de Forbach-Spicheren, l’armée du Rhin, bat en retraite vers l’ouest en direction de Metz. Napoléon III, malade et discuté, rejoint Châlons-sur-Marne et abandonne le commandement au maréchal Bazaine le 12 août 1870. Il lui ordonne au préalable de s’occuper du repli de l’armée française sur Châlons. Mais Bazaine n’est pas de l’avis de Napoléon III. Il souhaite en effet livrer bataille rapidement, car il a confiance en la puissance de la place de Metz et omet l’incapacité de celle-ci à tenir un siège. Il ne met donc aucun empressement à exécuter l’ordre reçu et emprunte lentement la route de Verdun.

Dans l’après-midi du 14 août, les avant-gardes de l’armée du général allemand Steinmetz, probablement avertis de la retraite française, livrent bataille dans les environs du village de Borny. Les Allemands en infériorité numérique se retirent dans la soirée craignant d’être la cible de l’artillerie des forts français. Malgré une défaite apparemment incontestable, les Prussiens ont rempli leur objectif. Ils ont en effet retardé le repli de l’armée du Rhin et permis ainsi au prince Frédéric-Charles, neveu du roi de Prusse Guillaume Ier et commandant de la IIe Armée, de poursuivre sa progression au sud de Metz sans être inquiété. Ce dernier franchit la Moselle le 15 août à Novéant. En fin d’après-midi, les avant-gardes de son armée atteingent Mars-la-Tour et barrent la route de Verdun. Les Français sont contraints de livrer bataille le lendemain.

Le 16 août 1870, la bataille de Mars-la-Tour débute. Vers 10 heures, le corps du général Canrobert est attaqué à Vionville par le IIIe Corps prussien commandé par Von Alvensleben. Le corps du général Le Bœuf est engagé à son tour vers midi. Les Français se regroupent et font face aux unités prussiennes. La bataille tourne alors en mêlée confuse. Les assauts prussiens sont contenus par l’artillerie adverse. Au début de l’après-midi, le 2e corps français est relayé par le 6e corps et par des éléments de la Garde impériale, commandée par le général Bourbaki. Les troupes prussiennes sont à bout et la bataille semble tourner à l’avantage des Français. Mais des renforts allemands arrivent en fin d’après-midi. Ces derniers lancent alors les cuirassiers et les uhlans dans la bataille. Cette charge fantastique transperce à deux reprises les lignes françaises, mais sonne le glas d’une grande partie de l’élite de la cavalerie prussienne.

Le général Frossard lance à son tour les cuirassiers de la Garde impériale sur la partie gauche du champ de bataille. Ce fut le dernier grand affrontement de cavalerie d’Europe marqué par de célèbres charges telle la charge de la brigade du général Joseph Bachelier. Les Français gardent l’avantage et gagnent du terrain. Comprenant qu’ils sont désormais sur le point d’être battus, les Allemands lancent une dernière offensive sur leur flanc droit, pour éviter l’encerclement. Piégés par le relief et par la présence de renforts français insoupçonnables derrière la crête, leurs troupes sont décimées et battent finalement en retraite désordonnée, à la merci de la chasse lancée par les Français. Ces derniers capturent alors leur premier drapeau ennemi de cette guerre.

A la fin de la journée, les deux armées bivouaquent à quelques centaines de mètres l’une de l’autre. L’attaque allemande a été repoussée. L’armée française reste maître du champ de bataille et dispose d’un avantage numérique. Bazaine peut alors choisir, soit de poursuivre les combats le lendemain avec l’appui de renforts venus de Metz, et avec de bonnes chances de battre l’armée du prince Frédéric-Charles, soit de profiter de l’avantage de son camp pour rejoindre Verdun puis Châlons. Mais contre toute attente, il ordonne le repli de tous les corps sur le flanc ouest de Metz entre la Moselle et l’Orne, prétextant un manque de vivres et de munitions. Il laisse ainsi aux Prussiens la possibilité de continuer vers le nord-ouest et de barrer définitivement la route de Verdun.

Le 18 août, l’armée du Rhin est confrontée à une nouvelle bataille, celle de Saint-Privat, où sa défaite lui ferme définitivement la route vers l’ouest, l’enfermant à Metz.

Le continent européen vient d’être le témoin de la dernière grande bataille de cavalerie de l’histoire.

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