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Archive for juillet 2009

Vacances

Désolé mais je m’absente pour une semaine, peut-être deux. Je publie donc en avance un texte sur l’un des rois de France que j’apprécie le plus, afin de vous faire patienter. A bientôt.

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L’assassinat d’Henri III (1589)

Henri duc d'Anjou

Quatrième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, Henri III est le dernier roi de France de la lignée des Valois. Doté d’aptitudes politiques et militaires très développées, il se distingue dès son plus jeune âge. Henri s’investit ainsi personnellement durant les deuxième et troisième guerres de religion. Il s’illustre en remportant les batailles de Moncontour et de Jarnac, au cours de laquelle l’un des chefs huguenots, Louis de Condé, est tué. Les hauts faits militaires d’Henri durant la guerre développent sa réputation en Europe et attisent en parallèle la jalousie du roi son frère. Sa grâce et sa popularité, ainsi que son ingérence politique, irritent en effet Charles IX. Proche des Guise, il prône au sein du conseil royal une politique de rigueur contre les protestants. Bien que sa participation au massacre de  la Saint Barthelemy ne soit pas prouvée, il est en revanche certain que sa clientèle y prit part.

Son ambition de gouverner et ses aptitudes à le faire font de lui un successeur potentiel très attendu. Toutefois, contre sa volonté, il devient roi de Pologne le 21 février 1574 après avoir été élu par la Diète polonaise. Après qu’une grande délégation polonaise composée de 10 ambassadeurs et 250 gentilshommes soit envoyée en France pour venir le chercher, il s’installe à Cracovie accompagné de plusieurs seigneurs français. Bien vite, il s’ennuie et regrette le faste des fêtes du Louvre, réputées dans toute l’Europe. Lorsqu’il apprend la mort de son frère Charles, il quitte de nuit le palais royal, sans la permission de la Diète, pour gagner la France où le trône l’attend.

Il est sacré à Reims le 13 février 1575 puis épouse Louise de Lorraine le 15, dont il n’aura pas d’enfants. Il hérite d’un royaume en proie aux tensions religieuses exacerbées et doit faire face aux complots incéssants de son frère François, qui se rallie aux huguenots dans le parti des malcontents afin de dénoncer la mise en place d’une monarchie absolue privant les grands seigneurs de leur pouvoir. Devant s’incliner, Henri accorde de nombreux avantages aux protestants par l’édit de Beaulieu en mai 1576. François, titré duc d’Anjou et comblé de bienfaits, en sort grand gagnant.

La paix semble alors s’installer pendant quelques années. Très au fait des affaires du royaume, il s’entoure d’hommes de noblesse moyenne dont il favorise l’ascension. Il mène grand train et organise des fêtes somptueuses.  Homme élégant, il apprécie la mode et ses extravagances (boucles d’oreilles et fraise imposante). Bien vite, son goût pour la propreté et l’hygiène lui valent des critiques acerbes de la part de ses contemporains, dont beaucoup considèrent que c’est un comportement efféminé. Henri III est, ainsi, injustement décrit et représenté entouré d’éphèbes efféminés aux costumes excentriques et grotesques. Cette image caricaturale du roi, très éloignée de la réalité, fut en réalité colportée par la propagande de la Ligue et certains seigneurs tombés en disgrâce.

Au contraire de cette légende ayant la vie dure, Henri III, maniéré mais inflexible et fier, se fait remarquer par une fréquentation de femmes très poussée. Henri est également est un homme pieux, profondément catholique. Avec l’âge, sa piété se développe. Les malheurs qui l’accablent à la fin de son règne lui donnent parfois un goût pour le macabre. Ainsi, il s’adonne de manière ostentatoire aux processions des pénitents. Il passe de longs moments à se mortifier dans des monastères où, pendant quelques jours, il suit une retraite spirituelle.

Lorsque son frère François meurt sans héritier en 1584, la guerre entre protestants et catholiques est relancée. Henri III également sans descendance, cette mort condamne la dynastie des Valois à s’éteindre. Selon la loi salique régissant les règles de succession du royaume, le trône doit alors revenir à Henri de Navarre, chef de la maison de Bourbon et descendant de Saint Louis. Le royaume s’embrase alors acceptant difficilement qu’un protestant puisse devenir roi de France. Sous la pression de la Ligue et de son chef, le très populaire duc de Guise, Henri III se voit contraint de signer le traité de Nemours le 7 juillet 1585. Le roi s’y engage à « bouter les hérétiques hors du royaume » et à faire la guerre à Henri de Navarre, son propre héritier. La dernière guerre de religion commence.

Les ambitions de la Ligue catholique et l’ampleur du mouvement qu’elle représente font ombrage au roi qui la prend en haine. Henri III tente par tous les moyens de freiner son expansion. Très vite, un fossé se creuse entre lui et les milieux catholiques. Ceux-ci lui reprochent son manque de vitalité et d’utilité dans la guerre contre les protestants. Henri III, en effet, est plus préoccupé des ambitions de la Ligue que des protestants. L’image du roi, ridiculisé par les pamphlets et les sermons des curés parisiens, se détériore considérablement dans les milieux populaires. Le 8 mai 1588, le duc de Guise, malgré l’interdiction qui lui en avait été faite, entre à Paris. Craignant une prise de pouvoir des ultra-catholiques, Henri III fait, le 12 mai, entrer les Suisses et les Gardes-Françaises dans la capitale, ce qui déclenche une insurrection. C’est la journée des barricades. Le 13 mai 1588, le roi quitte Paris pour Chartres. Henri de Guise, au comble de sa popularité, est le maître de la capitale.

Décidé à se débarrasser de la Ligue, il convoque les Etats généraux à Blois à la fin de l’année 1588. Les ligueurs, croyant obtenir le contrôle sur le conseil du roi et ainsi faire succéder leur chef à Henri de Navarre en tant qu’héritier de la couronne, s’y rendent en nombre et multiplient les provocations. Le 23 décembre, le roi fait assassiner le duc de Guise par sa garde personnelle et fait arrêter les ligueurs et les membres de la famille des Guise. Le peuple, qui perd son héros, se soulève une nouvelle fois.

À Paris, dans une ville devenue incontrôlable, la Sorbonne délie de son serment de fidélité le peuple de France, alors que les prêcheurs appellent au meurtre. De nombreuses villes et provinces se soulèvent. Isolé, traqué par le duc de Mayenne, frère d’Henri de Guise, Henri III se voit contraint de se réconcilier avec le roi de Navarre. Les troupes royales et les troupes protestantes s’unissent alors pour combattre la Ligue. Les royalistes se rallient peu à peu, et permettent aux rois de France et de Navarre de faire campagne pour aller assiéger Paris, plongé dans un délire fanatique. Les deux rois ont réuni une armée de plus de 30 000 hommes qui s’apprête à assiéger la capitale. Paris est alors défendue par 45 000 hommes de la milice bourgeoise, armée par le roi d’Espagne Philippe II.

Le 1er août 1589, Henri III, installé à Saint-Cloud dans l’attente du siège de Paris, est assassiné sur sa chaise-percée par Jacques Clément, moine dominicain ligueur. Alors que celui-ci vient de le poignarder, le roi s’exclame : « Méchant moine, tu m’as tué ! ». Après une lente et douloureuse agonie, il décède au matin du 2 août 1589. Son cousin Henri de Navarre lui succède sous le nom d’Henri IV.

Injustement déconsidéré jusqu’à peu, « Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle ».

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Décès du compositeur austro-hongrois Frantz Liszt (1886)

 

 

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Taxe carbone

« L’antiracisme sera le totalitarisme du XXIème siècle » nous dit Finkielkraut, à cela j’ajoute l’écologie. Non contente de faire culpabiliser les français sur leur couleur de peau et leur origine latine et chrétienne, la camarilla métisso-mondialiste qui nous dirige souhaite dorénavant nous punir de conduire une voiture, de nous chauffer l’hiver et de nous laver.

Pour donner du fouet, succède à un collectionneur de montres à 20 000 euros le grand inventeur de la CSG, Michel Rocard. Il nous préconise une contribution de 32 euros par tonne de CO2. Ce qui équivaudrait à une hausse d’environ 7 centimes du prix du litre de carburant et d’environ 15 % de la facture du gaz. « Ce ne sera pas un impôt supplémentaire. Ce sera un prélèvement constant ». Novlangue, dédain du peuple, il fallait bien faire parti de l’élite républicaine et sortir de l’ENA pour pondre une telle phrase.

Rappelons que cet homme devant toucher dans les 15 000 euros par mois bénéficie à vie d’une voiture avec chauffeur pour avoir été premier ministre pendant 3 ans il y a 20 ans. On comprend alors que l’écologie soit facile pour lui. Mais pour le français moyen, méprisé par ces pseudos élites? Il devra une nouvelle fois payer et fermer sa gueule, travaillant pour financer des parasites qui bénéficient de tous les passes droits inimaginables, inaccessibles pour ceux qui règlent la note.

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Guillaume Ier « longue épée » (Né vers 910-mort en 942)

Guillaume Ier Falaise

Né vraisemblablement à Rouen vers 910, Guillaume est le fils de Rollon et de Poppa de Bayeux. Considéré comme le deuxième duc de Normandie, il est avant tout, comme son père avant lui, jarl des Normands et comte de Rouen. Associé au pouvoir en 927, il s’impose vite aux compagnons de Rollon à sa mort en 932. Il rétablit ainsi l’ordre à l’ouest du duché où des seigneurs bretons se soulèvent. Annexant le Cotentin et l’Avranchin, territoires sur lesquels le roi des Francs reconnait l’autorité de Guillaume en 933, il instaure une sorte de protectorat normand sur la Bretagne. A partir de ce moment, les frontières de la Normandie ne bougeront pratiquement plus jusqu’à nos jours.

Désireux d’entretenir de bonnes relations avec le royaume franc et de faire prospérer son duché, Guillaume est confronté à des problèmes liés au mode de vie scandinave de la population. Plusieurs seigneurs normands se rebellent en 934, lui reprochant ses liens avec le roi Raoul et avec l’église. Farouche guerrier et homme à poigne, Guillaume écrase la révolte menée par Rioulf en 935 lors de la bataille de Pré.

Guillaume, une fois la paix revenue sur le duché, se marie chrétiennement à Liutgarde de Vermandois et accueille le prétendant carolingien au royaume franc, Louis d’Outremer. Devenu trop puissant et suscitant la jalousie de ses voisins francs, Guillaume est en conflit avec son voisin Arnoul, comte de Flandre. Attiré dans un guet-apens en décembre 942, il est assassiné sur ordre de ce dernier à Picquigny, dans la Somme. Son corps, rapatrié par ses fidèles, est enterré dans la cathédrale de Rouen en face de son père. Son gisant est toujours visible de nos jours.

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La mort du roi Philippe Ier (1108)

mort philippe1

Quatrième roi de la dynastie des Capétiens directs, Philippe Ier succède à son pére, Henri Ier, le 23 mai 1059 lors de son sacre en la cathédrale de Reims. Sous son règne se dessinent les grandes lignes de la politique des souverains capétiens du XIIe siècle : assurer une base réelle à la puissance royale en consolidant le domaine, et abaisser ou contenir les trop puissants vassaux. Ainsi, il agrandit le domaine royal en s’emparant d’une partie du Vermandois, du Gâtinais et du Vexin français ou en instaurant des alliances avec certains de ses vassaux comme avec le comte Robert de Flandre, dont il épouse la belle-fille, Berthe. Il développe également l’administration royale et, pour assurer des revenus à la couronne, dispose des biens de l’Église et vend les charges ecclésiastiques, ce qui lui attire les foudres clergé conservateur.

Mais la plus grande partie de son règne sera marquée par sa rivalité avec un vassal plus puissant que lui, le duc Guillaume II de Normandie, devenu roi d’Angleterre en 1066 après avoir vaincu les armées du roi saxon Harold. Appuyé par le duc d’Anjou, Foulques IV, ainsi que Robert de Flandre, Philippe Ier n’aura de cesse d’affaiblir le voisin anglo-normand devenu trop important. Il met fin aux prétentions de Guillaume sur la Bretagne et tente de développer les dissensions à l’intérieur de la famille du Conquérant. Il offre ainsi sa protection à Robert Courteheuse, le fils aîné de Guillaume, lorsque celui-ci se révolte contre son père.

La menace normande écartée à la mort de Guillaume en 1087, le roi s’attire les foudres du pape Urbain II lorsqu’il répudie sa femme Berthe et se remarie avec Bertrade de Montfort. Il est excommunié en 1094. Malade, il ne participera pas à la première croisade dont Hugues de Vermandois, son frère, sera l’un des principaux acteurs. S’étant réconcilié avec le pape, il est absous en 1104 et scelle une alliance en 1107. Le 29 juillet 1108 son règne tumultueux de 48 ans (le 3ème plus long de l’Histoire de France) prend fin laissant le pouvoir aux mains de son fils, Louis VI le Gros.

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L’ennui

Un garçon de 14 ans, poussé par « l’ennui et le désœuvrement », a reconnu avoir incendié 22 voitures de nuit, dans son quartier, dans la banlieue ouest de Strasbourg, depuis le début des vacances, a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire.

Ce collégien non connu de la police ni de la justice, qui devait entrer en 3e en septembre, sera présenté aujourd’hui au juge des enfants en présence de ses parents pour être mis en examen, a indiqué le procureur du tribunal pour enfants Nathalie Kielwasser.

Le garçon, qui s’ennuyait ferme pendant les vacances, opérait entre minuit et 01h30 avec un briquet, dans un quartier de Cronenbourg. Il allumait du papier dans les bouches d’aération des voitures ou il brisait une vitre et incendiait un siège.

« C’est un enfant oisif, non surveillé par ses parents, qui n’avait rien à faire de ses journées: il n’a absolument pas le profil d’un pyromane », a indiqué Mme Kielwasser au vu d’une expertise psychiatrique.

S’il s’ennuie à 1 heure du mat’, pourquoi ne pas tout simplement dormir? Ou alors prendre un livre, écrire, dessiner ? Malheureusement il en faut les moyens, et vu l’intérêt que semblent lui porter ses parents, qui le laissent trainer dehors la nuit, je doute que ceux-ci l’ont aiguillé en ce sens…

Il y a 40 ans, quand les enfants jouaient encore aux policiers et aux voleurs, aux billes, ou lisaient tout simplement, entendait-on que des voitures brûlaient? Aujourd’hui, avec Internet, les jeux-vidéos, les cartes de cinéma, les bibliothèques et les terrains de sports gratuits, certains arrivent quand même à s’ennuyer.

Malheureusement, plutôt que de prendre des sanctions, la justice trouve déjà des excuses: pas le profil, ennui, désœuvrement… On va bientôt nous dire que c’est un manque de mixité sociale, que s’il pouvait  fréquenter certains quartiers plutôt que celui où il vit cela n’arriverait pas. On va même l’applaudir pour son geste citoyen, reflet de son mal-être social. Voilà bien pourtant le genre de faits divers susceptibles de relancer le débat de la gratuité des transports ou de certaines activités qui ne servent à rien. Vous savez, ces mesures sensées désenclaver les parasites, leur offrant tout gratuitement. Le tonneau des Danaïdes des mesures sociales, qui encouragent les parents à faire des mômes alors qu’ils n’en ont pas les moyens et surtout pas d’éducation à offrir. Quand on comprendra que la politique sociale actuelle favorise la prolifération de parasites inactifs et destructeurs, peut-être que les voitures cesseront de brûler…

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